Claude Frisoni

Lettre d’amour au peuple qui ne connaissait pas le verbe aimer

144 pages
134 x 210 mm
Relié avec jaquette



ISBN 978-2-87954-291-1

20,00 €


Inhalt

En quoi la folie collective suicidaire du peuple d’une île située à plus de 17 000 kilomètres pourrait-elle nous concerner ? En quoi la décadence brutale du Vatounu, riche au point d’en susciter des jalousies, peuplé de 500 000 habitants, dont près de la moitié d’étrangers, accueillant chaque jour plus de 140 000 transiliens, jouissant d’un système linguistique original, avec trois langues officielles dont une langue nationale, défendue et promue avec zèle, mais ne permettant toujours pas de dire « je t’aime », pourrait-elle nous intéresser ? D’autant que le Vatounu n’ayant jamais existé, toute ressemblance avec un pays ou un peuple… etc.

 

Extrait du livre

- Que pensez-vous du référendum ? Plus précisément de la question sur le droit de vote des étrangers ? demanda Johnny directement.

- C’est une bêtise, répondit John sans hésiter.

- Le droit de vote des étrangers ? fit mine de croire Johnny.

- Non, la procédure référendaire, le rassura John.

- En effet, confirma Johnny. Même mon insistance ou la pression de mon fils ne les ont pas fait bouger d’un pouce. Pourtant, il faut faire quelque chose, rapidement.

- Mais quoi ? Le vote a lieu dans un peu plus d’un mois.

- Eh bien, puisque nous n’avons pas pu convaincre les élus, il ne nous reste plus qu’à convaincre les électeurs. Et vous allez m’aider, expliqua, sur le ton de la confidence, le vieux Chef.

- Moi ? Mais pourquoi moi ? s’étonna John. Il resta silencieux un moment et se décida à poser la question essentielle :

- Et pourquoi accepterais-je ce combat, à vos côtés ? Pourquoi devrais-je me lancer dans cette campagne ?

Johnny le regarda avec bienveillance, lui tapota le bras, puis il s’appuya sur sa canne, se leva, fit quelques pas et se retournant vers John, un peu
théâtral, lui dit, posément, en détachant les syllabes :

- Fra-ter-ni-té




autor

Claude Frisoni

mehr erfahren